Légitimité d’une approche pluridisciplinaire sur le métissage culturel en histoire ancienne[1]

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Fatima Ouachour
Docteur en Histoire ancienne
Chercheur associé à l’eremam, Université de Nantes
 
 
Dans le cadre d’un doctorat en Histoire Ancienne, nous avons choisi d’étudier la question du métissage culturel en Afrique du Nord ancienne. Mon directeur de recherche[2] a accepté de diriger ce projet, mais a soulevé la difficulté de cette étude qui traverse, en raison même du concept de métissage, plusieurs champs disciplinaires. Les conseils complémentaires de spécialistes[3] en histoire ancienne, archéologie et anthropologie, ont insisté sur la complexité et les enjeux d’un tel sujet. En effet, le métissage est, à la fois une notion chargée de valeurs qui pendant longtemps a été connoté péjorativement au nom de la pureté, et un concept qui a été transposé du domaine biologique au domaine culturel. De plus, bien que le métissage connaisse aujourd’hui un intérêt scientifique qui lui donne un contenu valorisant, il pose également un questionnement méthodologique et de compétence. En effet, s’approprier ce concept requiert à la fois des aptitudes dans le domaine historique mais également archéologique, anthropologique, sociologique, linguistique, philosophique, ethnologique, savoirs qu’un historien ne possèdent pas nécessairement.Alors,comment analyser le phénomène du métissage sans une étude préalable et interdisciplinaire sur le concept même ?
 
Le sujet a donc été reconsidéré et prit une nouvelle orientation, celle d’une approche conceptuelle et interdisciplinaire. Nous avons recherché, dans un premier temps, les conceptions développées dans les sources anciennes et modernes. Puis, nous avons interrogé l’historiographie contemporaine relative à cette région, ainsi que les Sciences sociales, pour repérer l’ensemble des outils et méthodes pouvant permettre une telle étude.
 
Bien que cette recherche interdisciplinaire ait été soutenue et reconnue positivement par mes pairs en histoire ancienne, elle soulève, d’une manière générale, la question de la recevabilité de l’interdisciplinarité. En effet, quelle crédibilité et quelle légitimité le chercheur peut-il acquérir dans son champ disciplinaire lorsqu'il effectue une recherche pluridisciplinaire ? Afin d’explorer quelques pistes de réflexions, nous proposons d'énoncer notre démarche de recherche sur les définitions du métissage culturel et d’exposer ensuite une argumentation sur la nécessité d’associations méthodologiques interdisciplinaires.
 
 
Du « métissage » au « Métissage culturel »
 
Afin d’inscrire cette recherche dans le champ de l’histoire ancienne, nous avons donc, dans un premier temps, interrogé les sources antiques. L’examen de la littérature grecque et latine a révèlé des termes exprimant différentes opérations de mélange. Les mots grecs tel que mignumi, mixis, summeikios et latins, comme bigener, ex diverso genere natus, ont les sens généraux de « mêlé », « mélangé », « mixture ». Dérivant du grec hubridès que les Grecs rattachaient à hybris, « orgueil » et « démesure », le terme hybrida[4] estégalement utilisé pour nommer le mélange chez les hommes mais aussi chez les plantes. L'hybride est, en ce sens, celui qui dépasse les normes du monde humain. Ces expressions traduisent différentes opérations de mélange qu’elles désignent comme : « produits mélangés[5] ». Ainsi, nous trouvons des mots composés comme mixhellènes ou mixobarbaroi oùil y a, en premier terme, cette expression du mélange[6]. Ces mots permettent d'identifier des individus dont l'origine ou la culture est le produit de mélange, mais dont la dominante demeure indiquée en second terme. Les uns sont « presque » Grecs, les autres, « quasi » Barbares[7].
 
D’une manière générale, nous avons constaté que dans la littérature antique, les termes précis de « métis » et de « métissage » n’existent pas. Or, bien que les spécialistes rattachent l’origine de ces mots aux notions grecques et latines de mixis et mixticius, ces termes ont peu de liens avec les définitions du métis et du métissage des temps modernes et contemporains. En effet, dans la littérature récente, ces termes ont une longue histoire. Les idées qu’ils véhiculent sont disqualifiantes et péjoratives. Le phénomène auquel renvoie ces termes est lié aux idéologies de la pureté de la race. Le métissage tient toujours à cette expérience de la conjonction fondatrice de deux êtres séparés par la différence de leurs apparences, qui rompent, par la confluence de leur hérédité, la continuité de puretés originelles et fixes[8].
 
Nous remarquons que ces définitions concernent essentiellement le domaine biologique et qu’elles ont largement été remises en question dans leurs acceptions.
 
Or, le métissage a été transposé dans le domaine culturel. Aussi, les cultures peuvent-elles se mélanger ?
 
Cette interrogation, nous a amené dans un second temps, à examiner la littérature historiographique de l’Afrique du Nord ancienne. Concernant l’histoire de cette région, nous savons que celle-ci a été marquée à la fois par le passage et l'établissement de nombreux peuples porteurs de cultures diverses (Grecs, Phéniciens, Libyens, Romains, Vandales). De ces rencontres est souvent né un fait original que nous choisissons de nommer « métissage culturel ». Bien que ce concept soit un postulat, les interactions ont laissé une multitude de traces encore visibles sur le sol et dans la mémoire du Maghreb. L’inventaire de la littérature historiographique de l’Afrique ancienne nous a permis de percevoir la façon dont les échanges culturels avaient été appréhendés par les historiens. Qu’elle soit relative à l’histoire coloniale, l’histoire décolonisée ou l’histoire nationale, l’historigraphie n’aborde pas explicitement la question du métissage culturel en Afrique du Nord ancienne. Toutefois, certains vocables permettent une ouverture sur cette problématique. Il s’agit des notions d’assimilation, d’influence, de syncrétisme, de résistance, d’acculturation, et de romanisation, qui lui-même peut parfois englober l’ensemble des concepts précédents.
 
Sur le plan méthodologique, empruntés parfois à d’autres disciplines, notamment à l’anthropologie, ces outils d’analyses revêtent des sens multiples. De plus, les termes d’acculturation, d’assimilation, de romanisation et de syncrétisme montrent que les cultures sont souvent perçues comme séparées et autonomes. Or, le rapport que les individus entretiennent avec leur culture de référence est un élément important. C’est pourquoi certains anthropologues ont pointé les contradictions qu’ouvre l’emploi anodin de la notion de métissage culturel, qui s’appuie sur une idée originelle des cultures en contact, faisant l’impasse sur le fait que toute culture est mixte et hétérogène. Aussi, quel supplément de signification doit donc apporter dans le domaine culturel le mot de métissage, à côté d’autres termes déjà consacrés, qui balisent déjà le champ des rencontres de cultures[9] ?
 
A ce stade, il nous paraissait inévitable d’explorer d’autres champs disciplinaires et de questionner notamment les Sciences sociales pour tenter de trouver des hypothèses ou des explications à cette question. En effet, à la suite d’interrogations multidisciplinaires sur le concept de culture, il est aujourd’hui admis que celui-ci serait une élaboration collective sujette en permanence à des modifications, des réélaborations, des réin­terprétations individuelles. Toute re-pro­duction de la culture serait donc altération. De plus, historiquement, les circulations des hommes, des techniques, des religions, des symboles ont été intenses. Aussi, il devient difficile de discerner des « éléments » ou des « influences » à l’état pur, c’est à dire ce qui a été élaboré sur place, et ce qui est arrivé de l’extérieur. Il est également ardu de distinguer les processus d’adaptation (de ce qui vient de « l’extérieur ») et d’adoption (par ce qui est à « l’intérieur »). Adoptés ou adaptés, les techniques, les idées et les hommes sont donc sans cesse réinventés.
 
Nous avons ainsi intégré ces recherches pour continuer à mener notre étude historique.
 
Nous avons également vérifié la fiabilité de l’utilisation du concept de métissage culturel et les réponses possibles. L’anthropologie et la philosophie ont permis, depuis quelques années, à la notion de métissage de perdre sa connotation ambiguë et péjorative. Elles proposent de mettre l’accent sur le processus même de métissage alliant l’altérité, composant l’hétérogène et donnant naissance à de la différence. Aussi, notre étude a intégré la définition du métissage comme une interprétation possible entre l’homogène et l’hétérogène, entre la fusion et la fragmentation. Cette explication étant à la fois marquée par le mouvement, la mutation, la transformation, faites à la fois de progression, de réversions, de flexions, de réflexions, de courbures, et toujours en cours de réalisation. Cette réflexion insiste également sur l’idée que la pensée métisse implique de la conjonction mais aussi de la disjonction. Les spécialistes privilégient la méthode du passage et du passeur pour penser le métissage qui ainsi se joue et se transforme dans les intervalles et les interstices[10]. Ainsi, Il ne s’agit donc pas de considérer le métissage culturel comme un concept clos présentant des éléments stables mais de l’utiliser comme une esquisse dont les contours ne sont pas fixés.
 
Ces définitions anthropologiques et philosophiques insistent néanmoins sur le fait que les cultures ne sont pas des entités figées aux contours rigides, mais des entités vivantes, dynamiques, hétérogènes, créant sans cesse du composite, et cela dans un processus de métamorphose. Si toute culture se construit dans une dynamique de l'altérité, de l'opposition, du mélange, de l'appropriation, de la réinterprétation, et du rejet, alors, la question du métissage culturel peut être posée
 
Comme nous le voyons, notre étude historique, à travers ces questionnements et la diversité des terrains de recherche, implique inévitablement une approche pluridisciplinaire et transdisciplinaire. De ce fait le dialogue entre l’histoire et les sciences sociales est une nécessité. D’ailleurs, l'étendue de la spécialisation des disciplines historiques montre que l'histoire est un terrain marqué par les rencontres transdisciplinaires et que cette discipline reconnaît de fait sa propre interdisciplinarité. Aujourd’hui, d’ailleurs, plusieurs appellations évoquent ces rapprochements et c’est ainsi que l’on parle d’ethno-histoire, de psychologie historique, d’anthropologie historique, de sociologie historique, et également de socio-histoire. Pourtant, ces collaborations oscillent encore entre réticence et adhésion au sein des instances universitaires.
 
 
Associations méthodologiques
 
L’exigence d’une meilleure connaissance historique du fonctionnement des sociétés, et avec elle la pleine reconnaissance de l’intérêt des Sciences sociales, s’est imposée dans la seconde moitié du XXème siècle[11]. Dans le domaine de l’histoire ancienne, certains antiquisants, qu’ils aient été de par leur formation, philosophes, philologues ou historiens de l’antiquité, ont appris à se faire anthropologues ou sociologues[12]. Le souci de modernisation et d’ouverture de l’histoire aux acquis des Sciences humaines s’est accentué avec l’intérêt pour la sémiotique, la psychanalyse, l’ethnologie et la philosophie.
 
Les confluences et les dialogues portant sur des objets et des problématiques transcendent donc les limites disciplinaires. L’histoire, comme toute science, s’exprime au moyen de concepts, qui migrent d’une discipline à une autre, et les emprunts à l’anthropologie, à la sociologie, à la philosophie sont devenus des cadres propres à la démarche d’un certain nombre d’historiens. Certains concepts se sont historicisés. En conséquence, l’apport de la tradition des Sciences sociales à la discipline historique a permis de se poser sur l’homme de plus en plus de questions[13] et de contribuer ainsi à l’élargissement du champ de vision de l’historien. Les alliances et les postures interdisciplinaires révèlent ainsi des collaborations sans rejeter pour autant la spécialisation. De sorte que la discipline historique est devenue une Science historique où les dimensions des autres Sciences humaines se trouvent aujourd’hui présentes. Cela ouvre au chercheur de nouveaux horizons. La multiplication des objets nouveaux représente alors une ouverture dynamique sur les méthodologies et les conceptions.
 
Ainsi, les concepts circulent et certaines notions nourrissent un nouveau champ où elles vont s'enraciner ce qui soulève la question sensible de l’anachronisme. En effet, l’importation de concepts ou de notions que l’époque de référence étudiée ne connaît pas et les analogies, autrement dit la comparaison qui permet de suppléer aux lacunes des sources, sont redoutés comme étant les pièges que l’historien doit éviter. Or, le champ de l’histoire ancienne recourt pour la construction de raisonnements à des analogies. De plus, la transposition de concepts contemporains est une pratique, bien que parfois audacieuse.
 
En effet, les emprunts conceptuels à d’autres disciplines posent quelques difficultés. Certains concepts sont valables pour une période donnée et ne fonctionnent pas nécessairement avec une autre période. Parfois, ils entraînent avec eux des associations d’idées qui, plongées dans un autre milieu, les rendent anachroniques. Mais comment éviter cet écueil ? L’appropriation d’un concept implique donc son examen dans le contexte étudié, mais également une disposition des connaissances nécessaires à la maîtrise de son usage, voire à sa redéfinition ou retraduction. De plus, le processus d’appropriation doit inclure une étude critique pour évaluer la validité intrinsèque des outils importés. Il faut également s’assurer que leur intégration à un nouveau cadre théorique n’entraîne pas de contradictions. Ainsi, concepts et catégories sont remodélés en permanence.
 
Au-delà des nombreuses difficultés et bien que sujettes à de multiples interrogations, les associations disciplinaires permettent indéniablement un ressourcement conceptuel et méthodologique. Elles permettent également l’émergence d’une multitude de nouveaux champs d’études et l’élaboration de nouveaux instruments d’analyse. Les outils conceptuels sont objets de progrès car ils permettent de concevoir et de comprendre les sujets étudiés.
 
 
Traversées disciplinaires
 
Incontestablement, il existe des différences fondamentales dans les modes de pensée des disciplines universitaires. Celles-ci possèdent des vocabulaires, des présuppositions, des priorités, des références, des critères différents[14]. A cela s’ajoute des distances dans les modes de raisonnement et dans la démarche des démonstrations. Or, certains objets de recherche font appel à des disciplines très diverses en même temps qu'à la polycompétence[15] du chercheur.
 
Cela implique une adaptation et une appropriation, non seulement des usages différents de la langue, mais également des différents modes de raisonnement. Le problème est de trouver la voie difficile de l'entre-articulation entre des sciences qui ont chacune, non seulement leur langage propre, et des concepts fondamentaux qui ne peuvent pas passer d'un langage à l'autre[16].
 
A cela s’ajoute la complexité d’évaluation d’une recherche transversale. Quelle approbation le chercheur peut-il alors acquérir lorsqu'il effectue seul une recherche pluridisciplinaire dans des matières pour lesquelles il n'a pas suivi le cursus d'étude ? Dans ce cas, la recherche authentiquement interdisciplinaire demande-t-elle une connaissance approfondie de plusieurs disciplines ? De plus, comment traverser les frontières qui séparent les champs disciplinaires tout en restant ancré et crédible au sein de celui dans lequel on a été formé ?
 
Nous expérimentons combien il est particulièrement ardu de devenir expert dans plusieurs disciplines. Il est également difficile de s’approprier une vaste culture tout en continuant d’entretenir son savoir disciplinaire d’historien[17]. L'élaboration et l'application de méthodes interdisciplinaires demandent un effort considérable, non seulement intellectuel et théorique, mais implique également une nouvelle attitude à l'égard, à la fois, de son propre champ disciplinaire et des autres domaines disciplinaires.
 
Néanmoins, nous estimons que le déplacement d’un savoir à un autre pour suivre une question transversale est une nécessité. En effet, certains objets de recherche n’appartiennent pas seulement à une discipline donnée, ils appartiennent simultanément à plusieurs. On ne peut donc pas étudier la question des métissages et des métissages culturels, en ce qui concerne notre recherche, sans interroger et intégrer préalablement les différentes études, opérationnelles à ce jour, aussi bien en anthropologie qu’en philosophie, mais également en génétique. Ainsi, bien que les métissages appartiennent à une classe d'objets face auxquels l'historien[18] paraît assez désarmé, l’histoire est à même de s’enrichir de nouvelles méthodes d’analyses pour penser autrement certains aspects historiques et culturels des différentes sociétés qu’elle étudie.
 
Cette liberté de mouvement à travers un pluriel de disciplines et de méthodes demeure au service de la recherche. Au-delà de légitimer l’interaction des méthodes et des savoirs au nom d’une unité de la connaissance, ou de prôner les vertus de l’interdisciplinarité, il s’agit d’entrer dans une recherche par un autre chemin en changeant de perspective sur les problèmes considérés. En effet, parfois, l’impossibilité de se satisfaire des instruments d’analyses habituels pour traiter de certaines questions oblige l’exploration de moyens d’investigation, de modes d’analyses et de mise en théorie à travers d’autres disciplines.
 
Quelle que soit les interrogations et les doutes, l’interdisciplinarité est une pratique et la confrontation des disciplines permet l’émergence de nouvelles données. De façon plus générale, dans de nombreuses disciplines, des progrès majeurs ont impliqué des interactions interdisciplinaires ou ont été initiés par des recherches interdisciplinaires. Dans ce cas, l’interdisciplinarité est une nécessité. Au-delà de la maîtrise de plusieurs disciplines, il s’agit de l'ouverture des disciplines à ce qui les traverse et les dépasse. De ce fait, même s'il connaît beaucoup de choses dans sa propre discipline, le domaine d'ignorance de tout spécialiste demeure toujours plus grand ce qui incite le chercheur à adopter une attitude humble face aux immenses champs de la connaissance[19].
 
 
 
Bibliographie
 
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Vernant Jean-Pierre, Mythe et pensée chez les Grecs, Paris, 1965
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[1] Fatima Ouachour, Approches conceptuelles du métissage culturel en Afrique du Nord ancienne, Thèse de Doctorat, Nantes, octobre 2002
[2] Jean Peyras Professeur émérite d'Histoire Ancienne à l'Université de Nantes
[3] Gabriel Camps, Professeur émérite d’Histoire Ancienne à l’Université de Provence ; Patrice Lenoble, Archéologue (DRAC des Pays de la Loire) ; Denis Constant-Martin, Anthropologue et Directeur de Recherche au Fonds National des Sciences Politiques (Paris) ; Habib Ben Younès, Conservateur au Musée du Bardo (Tunisie).
[4] Jean Peyras , Identités culturelles et métissages ethniques dans l'Antiquité, Cahiers CRLH-CIRAOI, Métissages, Littérature-Histoire, tome I, Université de la Réunion, 1991, pp. 183-198
[5] P. Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, 1968. A. Ernoult / A Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, Paris, 1985. M. Casevitz, « Sur la notion de mélange en grec ancien », in Mélanges E. Bernand, N. Fick et J.C. Carrière (éd.), Annales littéraires de Besançon, 444, 1991, p. 121-141. A. Chauvot, « Remarques sur l’emploi de semibarbarus », A. Rousselle (éd.), Frontières terrestres et frontières célestes dans l’Antiquité, Paris, 1995. Apulée, Apologie, Florides, Paris, 1960
[6] M. Casevitz, « Sur la notion de mélange en grec ancien », in Mélanges E. Bernand, N. Fick et J.C. Carrière (éd.), Annales littéraires de Besançon, 444, 1991, p. 121-141. A. Chauvot, « Remarques sur l’emploi de semibarbarus », A. Rousselle (éd.), Frontières terrestres et frontières célestes dans l’Antiquité, Paris, 1995
[7] Evelyne C. Samama, Etymologies des métissages, in Histoire des métissages hors d’Europe, sous la direction de Bernard Grunberg et Monique Lakroun, Paris, 1999, pp. 13-26
[8] Jean-Luc Bonniol, Paradoxes du métissage, Paris, 2001. Bertrand de Bar-sur-Aube, Girart de Roussillon, 1180, Le texte raconte les exploits de Girart de Roussillon, comte de Vienne (819-877) qui batailla contre les Normands en Provence. Emile Littré, Dictionnaire de la langue française, éd. 1866 avec supp 1. , 1877. Antoine Furetière, Le Dictionnaire universel, Préface de Pierre Bayle, Rotterdam, 1690, réédition établie sous la direction d’Alain Rey, Paris, 1978
[9] Jean-Loup Amselle, Le métissage, une notion piège, in Sciences humaines, 2000, pp. 50-51, voir également du même auteur, Logiques métisses, anthropologie de l’identité, Paris, 1990
[10] François Laplantine, Alexis Nouss, Le métissage de Arcimboldo à Zombi. Paris, 2001, pp. 215-218
[11] Lucien Febvre, Combats pour l’histoire, réédition, Paris, 1953
[12] Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, Paris, 1965. Louis Gernet, anthropologie de la Grèce antique, Paris, 1968. Nicole Loraux, La tragédie Athénienne, Paris, 2005. François Hartog, Le miroir d’Hérodote, essai sur la représentation de l’autre, Paris, 1980
[13] Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, essai d épistémologie, Paris, 1971, p. 281. Gérard Noiriel, Sur la crise de l’histoire, Paris, 1996. Jean Boutier et Dominique Julia, Passés recomposés, Paris, 1995
[14] Bernard Valade, Le « sujet » de l'interdisciplinarité, in Sociologie et sociétés, vol. XXXI, n° 1, printemps 1999
[15] Edgar Morin, « Inter-poly-trans-disciplinarité » in « La tête bien faite, repenser la réforme, réformer la pensée », Paris, 1999, pp. 127-137
[16] ibidem
[17] Philippe Minard, Jocelyne Dakhlia, Serge Gruzinski, Jean-Clément Martin, Michel Nassiet, Michel Naepels, Histoire et anthropologie, nouvelles convergences ?, 2002
[18] Serge Gruzinsky, Pensé métisse, Paris, 1999. Louise Tachot et Serge Gruzinsky, Passeurs culturels, mécanismes de métissage, Paris, 2001, pp. 1-19
[19] Félix Guattari, De la pluridisciplinarité à la transdisciplinarité, Paris, 1992
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